Interruptions temporaires de travail

Définition

L’interruption temporaire de travail correspond à l’incapacité, pour l’assuré, de continuer son activité professionnelle pour cause médicale. Il est important de savoir que certains assureurs étendent cette notion. Ainsi, l’assurance ne rentre en jeu uniquement que si l’assuré ne peut plus exercer une activité (et non pas seulement « son » activité).

Il est à noter que dans beaucoup de cas les arrêts de travail pour des maladies concernant le dos ou des dépressions, ne sont pas pris en compte car trés difficilement vérifiables de manière certaine.

Dans certains cas, cette assurance n’est pas obligatoire notamment pour les personnes inactives (retraités, sans emploi…) ou les personnes déjà couvertes pour ce risque.

Délai de franchise

Il existe toutefois un délai de carence durant lequel l’assurance ne s’active pas. Ce délai est propre au contrat ou aux options choisies. Les durées les plus courantes sont 30 jours, 90 jours ou 180 jours. Durant cette période l’emprunteur continue à payer ses mensualités tout à fait normalement. L’arrêt de travail doit donc être relativement conséquent pour que cela puisse bénéficier à l’assuré.

Indemnisation

La première chose à vérifier est la durée de couverture qui est fixée dans le contrat car certains établissements en limitent la durée. Dans ce cas si l’arrêt de travail dépasse ce plafond, l’assurance s’arrête à la date prévue et c’est à l’emprunteur de reprendre ses remboursements.

La deuxième chose importante est la méthode d’indemnisation de l’assureur. Deux cas ressortent :

  • Prise en charge totale de la mensualité une fois le délai de carence écoulé, c’est la formule la plus avantageuse pour l’assuré car elle l’exonère de tout paiement durant son arrêt.
  • Prise en charge de la mensualité au prorata de la perte de revenu. En clair, l’assureur tient compte des allocations versées par la Sécurité Sociale au titre de l’arrêt. Dans le cas d’une indemnisation à hauteur de 50 % du salaire, l’assurance ne couvrira la mensualité qu’à hauteur de 50 %.