Rachat de crédit : Pourquoi faire un rachat de credit ?

Les procédés optimisant le rachat de crédit

La consolidation des crédits est une option financière proposée par un organisme financier pour aider les individus, les familles ou les ménages se trouvant dans une situation d’endettement élevé.

Ce cas de surendettement cause en effet des problèmes quotidiens chez l’individu. A cet effet, il est important de savoir les apports et les avantages que pourraient offrir un rachat de crédit à un endetté mais aussi les risques pouvant pousser à ce système de crédit à court ou à long terme.

Pourquoi faire un rachat crédit ?

Telle est la question de plusieurs emprunteurs tombés sous le poids de trop de dette.

La réponse est simple puisqu’en dépassant le seuil des 45% par mois sur le budget total de la famille, un crédit ou des crédits deviennent difficiles à supporter.

Un rachat de crédit permettra à un endetté de limiter le budget qui sort de son portefeuille par l’intermédiaire du taux d’intérêt et des frais de dossier moins élevé mais aussi, à l’aide d’un paiement qui ne se fera qu’une seule fois au lieu d’un remboursement éparpillé sur un mois.

Néanmoins, avant de faire un rachat de credit, l’emprunteur devra faire un état des lieux de sa situation financière ainsi que de sa situation de crédit. Ainsi, il lui est primordial d’entrer dans le système si ses dettes sont supérieures à 50% de son budget mensuel.
Dans ce cas précis, il lui faudra passer par les services d’une institution ou une enseigne spécialisée dans le regroupement des crédits afin d’en proposer les meilleurs tarifs pour assurer le remboursement à taux fixe et bas.

Par ailleurs, on pourra s’assurer d’une mensualité constante qui pourra s’adapter au niveau de vie et à l’entrée d’argent du sujet à l’emprunt. En effet, ce système de regroupement des crédits et des dettes permettra à l’endetté d’équilibrer efficacement son budget mensuel et ainsi faire des économies et garantir le paiement à terme de tous les crédits qu’il a accumulé.

Les avantages du regroupement de crédit

regroupement
regroupement

Le regroupement des dettes pour s’assurer d’un seul paiement des dettes accumulées répond efficacement à une question primordiale pour un endetté, c’est-à-dire pourquoi faire un rachat de crédit. En effet, en accumulant ses dettes, un individu ou une famille s’engagera sur plusieurs sortes de crédit également. Le problème c’est qu’au fur et à mesure d’accumuler les crédits, ce dernier aura du mal à le gérer son budget mensuel, que ce soit dans la gestion financière familiale ou la gestion de la mensualité et l’échéance de ses crédits.

En groupant en un seul paiement ses crédits et en disposant d’un frais et d’un taux moins élevé dans le remboursement octroyé par une institution financière, le nouveau crédit sera beaucoup plus facile à gérer et à payer.

En favorisant la consolidation des crédits, une famille ou un individu s’écroulant sous le poids des dettes aura un avantage favorable dans la constitution d’une épargne ou d’une économie.

En disposant du genre de prêt qu’est le rachat de crédit, le taux d’endettement d’un individu sera beaucoup plus supportable même si ce dernier n’est pas effacer totalement.

Par exemple, un ménage, une famille ou un individu endetté aura l’opportunité de se stabiliser financièrement et d’avoir des projets en tête pour reconstruire sa vie. D’autant plus que le contrat de rachat de crédit qu’obtiendra l’endetté sera en fonction de ses possibilités que ce soit par la durée de l’échéance, la valeur de la mensualité ou encore la date fixe du paiement ainsi que le taux à prélever mensuellement. Pour ce dernier point, le courtier l’aidera à avoir le meilleur taux possible pour limiter le montant à rembourser mensuellement.

Le rachat de crédit, une réponse aux risques de surendettement

Pourquoi faire un rachat de crédit et s’engager dans une nouvelle dette, parce que les institutions financières qui s’assurent de ce type d’offre donnent droit à différents taux d’intérêt qui favorisent les plus endettés avec un taux ne dépassant pas les 2%. A cet effet, le regroupement de crédit devient une aubaine pour un endetté. Cependant, il faut savoir les risques qui ont amenés un individu à entrer dans ce système.

En effet, en se trouvant dans un cas d’endettement élevé, un individu peut perdre tous ses avantages quotidiens et au lieu de trouver un confort de vie, qu’il aura recherché en s’endettant, il aura du mal à trouver le bout de ses fins de mois.
Ainsi, en se trouvant face à cette situation dangereuse, l’individu devra trouver la solution optimale pour limiter la sortie d’argent mensuelle et opter pour le rachat de crédit. Pour ce faire, il aura à regrouper et à consolider toutes ses dettes pour en faire un calcul théorique du reste de ces crédits et en faire un total unique pour une demande de rachat de crédit unique.
Aussi, si ces dossiers sont complets et répondent aux critères d’une institution financière, il aura le privilège d’accéder à un nouveau prêt correspondant à ses besoins mais aussi à ses capacités à rembourser. A long terme la question de pourquoi faire un rachat de crédit n’aura plus à se poser.

En savoir plus sur le rachat de crédit :

Infos du gouvernement :
Réglementer les activités du rachat de crédits

Comparer les offres de rachat de credit : 123 rachat de credit

Définition rachat de crédit : Rachat de crédit sur Wikipedia

Prêt PAS

Les biens elligibles

Seuls les biens destinés à devenir la résidence principale de l’emprunteur, de son conjoint, ses ascendants ou descendants, sont élligibles au prêt à l’accession sociale.

Il peut aussi bien servir au financement d’un bien neuf ou ancien qu’il y ait des travaux ou pas.

Pour les logements anciens, comme pour les neufs, une surface minimale d’habitabilité est à respecter. Elle varie en fonction du nombre de personnes qui compose le ménage.

Dans le cadre de l’ancien seul, comme pour le prêt à taux 0 %, il est nécessaire de faire une expertise du bien si celui-ci à plus de 20 ans. Il est à noter qu’elle est à la charge de l’acquéreur.

Les personnes elligibles

Une condition de revenu existe toutefois pour en bénéficier (comme pour tout les prêts aidés). Les plafonds de ressources dépendent du nombre de personne composant le foyer ainsi que du lieu où se situe le bien.

Ils sont réévalués chaque année. Ils sont comparés avec le revenu fiscal de référence (présent sur l’avis d’imposition) de l’année N-1 ou N-2 :

Pour les demandes de prêt effectuée entre le 1er janvier et le 31 mars c’est le revenu fiscal de référence de l’année N-2, qu’il faut prendre en compte.

Pour les demandes de prêt effectuée entre le 1er avril et le 31 décembre c’est le revenu fiscal de référence de l’année N-1, qu’il faut retenir.

Les avantages

Les principaux avantages de ce type de prêt sont les suivants :

  • Les taux d’intérêt sont bonifiés par rapport à un prêt classique. Ils sont inférieurs de 0,20 % à 0,30 % sur les taux de base.
  • Il permet de bénéficier de l’aide personnalisée au logement (APL).
  • Les frais de garantie sont réduits. Il est à noter que seul l’hypothèque ou le privilège de prêteur de deniers peuvent être pris.
  • Il peut financer la totalité de la valeur du logement.
  • Réduction des mensualités possible en cas de chômage.

Les pièces à fournir

Les pièces à fournir pour la constitution du dossier sont les suivantes :

  • Bulletins de salaires de l’emprunteur et du co-emprunteur
  • Avis d’imposition
  • Compromis d’achat
  • Devis si travaux
  • Permis de construire dans le cas d’une construction
  • Expertise si le logement a plus de 20 ans.

Prêt 0 %

Les biens elligibles

Le prêt à taux 0 % a été mis en place dans le but de faciliter l’accession à la propriété. Il concerne le financement de bien neuf ou de bien ancien.

En ce qui concerne l’ancien, le logement doit répondre à certains critères d’habitabilité : la surface ne peut être inférieur à 14 m² et la présence d’une pièce de service (wc…) est obligatoire. Il est à noter que pour les biens de plus de 20 ans le passage d’un expert est indispensable pour confirmer le respect des normes.

Ce prêt peut aussi être demandé dans le cadre de l’achat d’un local professionnel destiné à être transformé en résidence principale de l’emprunteur.

Les personnes elligibles

Seules les personnes non propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années peuvent en faire la demande.

Elles doivent toutefois respecter des plafonds de ressources.

Pour les demandes de prêt qui vont du 1er Janvier au 31 mars, on prend comme revenu de référence celui de l’année N-2 (indiqué sur l’avis d’imposition, revenu fiscal de référence).

Pour les demandes de prêt qui vont du 1er Avril au 31 Décembre, on prend comme revenu de référence celui de l’année N-1 (indiqué sur l’avis d’imposition, revenu fiscal de référence).

Montant du prêt à taux 0 %

Les montants maximals octroyés sont fonction de la zone géographique, du nombre de personne concernant le ménage et du type de bien.

Le prêt à taux 0 % est cependant soumis à un double plafond, le montant de celui-ci ne peut exceder :

  • 50 % du montant de l’ensemble des prêts nécessaires à l’opération.
  • 20 % de la valeur de l’acquisition (30 % dans les zones franches urbaines et les zones urbaines sensibles).

Il es à noter que ce montant peut être majoré dans le cadre d’une construction ou d’un logement neuf. Deux conditions sont néanmoins à respecter :

  • La première est d’avoir un revenu inférieur aux plafonds fixés
  • La deuxième est de pouvoir bénéficier d’une aide apportée par les collectivités territoriales ou par un groupement de collectivités (commune, département, région, …), du lieu d’implantation du logement.

Montant de la mensualité

Tout comme le montant du prêt, les modalités de remboursement sont différentes selon le niveau du revenu fiscal de référence.

Il est à noter que l’on peut modifier celles-ci en réduisant la durée du prêt. La durée minimale est toutefois fixée à 7 ans.

Les prêts complémentaires

Le prêt à taux 0% doit impérativement être complété d’un autre crédit. Il ne peut ni être l’unique source de financement, ni la principale.

Il peut être combiné avec un prêt classique, le prêt à l’accession sociale, le prêt conventionné, le prêt 1 % patronal, le plan d’épargne logement.

Pièces à fournir

Un ensemble de pièces est demandé par l’établissement qui sera désigné pour attribuer le prêt à taux 0 %. Il s’agira principalement d’une fiche de renseignement sur les emprunts, sur le bien, ainsi qu’une attestation sur l’honneur validant la véracité des données fournies.

Prêt Paris Logement 0% (PPL)

Présentation

Afin de faire face à la forte évolution du prix des logements à Paris, la ville de Paris à mis en place un dispositif de prêt à taux 0 % afin de faciliter l’accession à la propriété. Mise en place en 2004, ce dispositif a été assoupli depuis le 1er novembre 2006. Il est à noter que selon les cas il peut être cumulé avec le prêt à taux 0 % de l’Etat.

Les biens elligibles

Il concerne l’ensemble des biens neufs ou anciens (avec ou sans travaux) situés dans Paris intramuros.

Le logement doit impérativement servir de résidence principale dans l’année d’achat.

Les personnes elligibles

D’autres conditions sont toutefois à respecter pour pouvoir en bénéficier.

En effet, il faut impérativement :

  • Ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années précédentes.
  • Etre locataire à Paris depuis au moins un an.
  • Répondre au critère de plafond des ressources.

Il est à noter que pour ce type de prêt c’est le revenu fiscal de référence de l’année N-2 qui est pris en compte, pour chacun des membres qui va habiter le logement.

Montant et mensualités

Le prêt est remboursable en 15 ans par mensualité constante.

Tout comme le prêt à taux 0 %, et uniquement dans le cadre de l’achat d’un bien neuf, il est possible de bénéficier d’une majoration de ce montant. Pour ce faire, l’accédant doit répondre à des plafonds de ressources pris en compte pour l’attribution des logements sociaux.

Les banques partenaires

Seules les banques ayant passé un accord avec la ville de Paris peuvent accorder ce type de prêt.

En voici la liste :

  • Banque populaire (Banque fédérale des banques populaires, BRED, BICS, Banques populaires région Nord de Paris)
  • BNP Paribas
  • Caisse d’épargne (Ile de France – Paris)
  • Compagnie de financement foncier
  • Crédit agricole
  • Crédit coopératif
  • Crédit foncier
  • Crédit immoblier de France (Ile de France)
  • CIC
  • LCL
  • Crédit mutuel
  • Crédit du nord
  • Société générale / SOFIAP (Société Financière pour l’accession à la propriété).

Assurance chômage

Présentation

L’assurance chômage est un contrat par lequel l’assureur indemnise l’assuré en cas de perte d’emploi. Cette souscription n’est en aucun cas obligatoire, notamment parce qu’elle est injustifiée dans certains cas (fonctionnaires…), mais peut être imposée par l’établissement financier qui peut considérer que l’employeur de l’emprunteur n’est pas assez solide financièrement.

Elle entre en jeu seulement dans le cas d’un licenciement. Elle ne couvre pas les personnes démissionnaires.

Personnes éligibles

Certaines conditions sont toutefois à respecter pour en faire la demande. Il faut :

  • Avoir une profession compatible avec le régime d’allocation chômage.
  • Avoir un emploi stable (les CDD ou contrat en période d’essai sont exclus).
  • Ne pas être en cours de procédure de licenciement.
  • Avoir atteint une certaine ancienneté en fonction de l’assureur qui prend en charge le risque.
  • Ne pas dépasser l’âge limite imposé par les établissements.

Durée du contrat

Comme pour tout type de contrat d’assurance, la durée de couverture est notifiée. Elle est généralement d’un an renouvelable par tacite reconduction. L’emprunteur a la possibilité de résilier son contrat (notamment s’il change de statut professionnel) en le notifiant à l’assureur, par courrier envoyé en recommandé avec accusé de réception, un mois avant la fin de ce délai.

Dans tous les cas le contrat prend fin au moment du remboursement total du prêt.

Délai de carence

C’est le point le plus important de ce type de contrat. Il ne faut pas s’attendre à être indemnisé dès le premier jour de chômage. Selon l’assureur choisi, la période de carence va de 6 mois à 1 an. En d’autre terme, l’emprunteur continue de payer la totalité de ses mensualités durant ce délai. L’assureur ne commencera à intervenir que pour les versements suivants.

C’est généralement le début du paiement de la première indemnité ASSEDIC qui déclenche ce délai.

Couverture

Un autre point majeur de ce type de contrat est le niveau de couverture. Selon l’assureur la prise en charge n’est pas la même. Certains couvrent un pourcentage prédéfini de la mensualité (50 % par exemple), alors que d’autres n’assurent qu’un pourcentage de la part de revenu. Le dernier cas est important car l’assureur ne couvre alors l’emprunteur qu’à hauteur de la différence entre son précédent salaire et les prestations qu’il touche. En clair, si l’assuré touche 60 % de son salaire au chômage et que l’assureur le couvre pour 50 % de la perte de revenu, la prime d’assurance versée ne représentera en fait que 20 % ( 40 % de perte x 50 % de couverture) de la mensualité de crédit.

Coût

C’est le point noir de ce type de contrat. Le coût est souvent prohibitif au point de pouvoir faire doubler la prime d’assurance initiale (assurance décés /invalidité).

Il se calcule soit sur le montant total du prêt, soit sur le montant de la mensualité.

Interruptions temporaires de travail

Définition

L’interruption temporaire de travail correspond à l’incapacité, pour l’assuré, de continuer son activité professionnelle pour cause médicale. Il est important de savoir que certains assureurs étendent cette notion. Ainsi, l’assurance ne rentre en jeu uniquement que si l’assuré ne peut plus exercer une activité (et non pas seulement « son » activité).

Il est à noter que dans beaucoup de cas les arrêts de travail pour des maladies concernant le dos ou des dépressions, ne sont pas pris en compte car trés difficilement vérifiables de manière certaine.

Dans certains cas, cette assurance n’est pas obligatoire notamment pour les personnes inactives (retraités, sans emploi…) ou les personnes déjà couvertes pour ce risque.

Délai de franchise

Il existe toutefois un délai de carence durant lequel l’assurance ne s’active pas. Ce délai est propre au contrat ou aux options choisies. Les durées les plus courantes sont 30 jours, 90 jours ou 180 jours. Durant cette période l’emprunteur continue à payer ses mensualités tout à fait normalement. L’arrêt de travail doit donc être relativement conséquent pour que cela puisse bénéficier à l’assuré.

Indemnisation

La première chose à vérifier est la durée de couverture qui est fixée dans le contrat car certains établissements en limitent la durée. Dans ce cas si l’arrêt de travail dépasse ce plafond, l’assurance s’arrête à la date prévue et c’est à l’emprunteur de reprendre ses remboursements.

La deuxième chose importante est la méthode d’indemnisation de l’assureur. Deux cas ressortent :

  • Prise en charge totale de la mensualité une fois le délai de carence écoulé, c’est la formule la plus avantageuse pour l’assuré car elle l’exonère de tout paiement durant son arrêt.
  • Prise en charge de la mensualité au prorata de la perte de revenu. En clair, l’assureur tient compte des allocations versées par la Sécurité Sociale au titre de l’arrêt. Dans le cas d’une indemnisation à hauteur de 50 % du salaire, l’assurance ne couvrira la mensualité qu’à hauteur de 50 %.

Locataires

Principe

Le rachat de crédit pour les locataires concerne les personnes qui ne sont pas propriétaires d’un bien immobilier. On retrouve donc les locataires purs (individu qui paye un loyer), et les personnes hébergées à titre gratuit soit par l’employeur, soit par un tiers. Il est toutefois bien de savoir que l’établissement financier, concernant le dernier cas, tiendra compte d’un loyer fictif notamment pour se prémunir contre un éventuel changement de situation. En effet, si le débiteur devient redevable d’un loyer au cours du remboursement de sa dette, il pourrait alors être dans l’impossibilité de continuer ses versements au vue du nouvel effort de trésorerie qu’il devrait produire.

Le refinancement concernera alors uniquement des crédits à la consommation puisqu’il n’y a pas de crédit immobilier. Le montant du prêt de restructuration ainsi que sa durée sont moins importants que dans le cas d’un rachat pour un propriétaire. La durée maximale est généralement de l’ordre de 12 ans, tandis que le montant maximal tourne aux alentours de 100 000 € selon les conditions de départ. Il n’y a généralement aucune garantie de prise. Certains organismes prêteurs demandent toutefois qu’une cession sur salaire soit mise en place dans le cas de profil à risque.

Caution hypothécaire

Il existe cependant, pour les locataires fortement endettés (dont la durée ou le montant de la restructuration ne suffisent pas), la possibilité de faire appel à une caution hypothécaire afin d’obtenir des conditions de prêt aussi favorables que pour les propriétaires. Il est bien évident que c’est dans l’entourage du débiteur qu’il est nécessaire de chercher. Cette phase n’est pas évidente car il faut trouver une personne susceptible de mettre un bien en garantie d’une dette qui n’est pas la sienne, tout en sachant que l’hypothèque s’activera si l’emprunteur ne paye pas ses mensualités. Cela peut vraiment être l’unique possibilité de s’en sortir avant d’enclencher une procédure de surendettement.

Les frais

Comme pour un prêt classique, un prêt de restructuration génère des frais pour sa mise en place. Il y a des frais de dossier pris par l’organisme prêteur, des frais d’honoraires pris par le courtier (s’il y en a un), et des frais de garantie. Ce sont bien évidemment les deux premiers qui sont les plus coûteux.
En effet, ils peuvent atteindrent 7 % voir plus de la somme prêtée alors qu’ils ne sont que de 1 % pour un prêt immobilier par exemple. Les frais peuvent paraître importants, surtout pour les rachats de crédit de « confort », mais ils sont à apprécier comparativement au gain généré par l’opération.
Ils restent bien évidemment négociables et peuvent donc être abaissés notamment en cas de concurrence des propositions. Il n’est toutefois pas possible de les faire sauter complétement car ils sont nécessaires à la rémunération des intermédiaires. En ce qui concerne les frais de garantie, ils sont identiques aux autres types de crédit. Une hypothèque, par exemple, sera toujours calculée sur les sommes à garantir et non sur la nature du prêt.

Il est donc bon d’analyser la proposition dans son ensemble afin que le regroupement de crédit soit un avantage pour le débiteur.

Principes du réméré

Caractéristique

La vente à réméré est un type de vente avec possibilité de rachat. Elle tire son origine du code napoléonien (début du 19ème siècle) mais a surtout été utilisée au cours des années 1980 – 1990 pour le refinancement d’organismes de placement. Elle sert, à l’heure actuelle, principalement aux propriétaires qui ne peuvent plus faire face à leurs dettes. Cela permet en effet d’arrêter toutes les actions menées par les créanciers (saisie…) et d’éviter de passer par la commission de surendettement. Elle permet aussi, pour les personnes fichées, d’assainir leur situation et de lever les fichages qui sont une réélle source de blocage au rachat de crédit.

Le principe est simple

Le débiteur procède à la vente de son bien en réméré, devant notaire. Avec la somme perçue il va effectuer le remboursement de ses dettes. Une fois sa situation financière assainie, il pourra recontracter un emprunt pour racheter son bien dans le délai prévu par le contrat. Durant toute l’opération, il restera habiter chez lui moyennant le paiement d’un loyer à l’investisseur. Ce dernier touchera aussi une marge lors du rachat afin de se rémunérer. Dans le cas ou le rachat ne peut se faire, c’est l’acquéreur de la vente à réméré qui en restera propriétaire.

La vente du bien

Le propriétaire en difficulté peut tout à fait monter l’opération lui même en trouvant un investisseur et un notaire pour rédiger l’acte. Il a aussi la possibilité de passer par des sociétés spécialisées dans ce domaine qui se chargeront de tout.

La première étape consiste à faire évaluer le bien car tout dépendra de celle-ci. En effet, c’est d’après cette somme et celle des dettes que l’opération pourra ou non se faire. Dans le cas positif, la valeur retenue pour le bien sera toujours de l’ordre de 50 % à 70 % de l’expertise afin de se prémunir d’une éventuelle décote future. Le prix réel d’achat ne pourra excéder cette valeur et sera fixé en fonction des dettes à rembourser, des frais (notaire, d’honoraires…) et du montant du dépôt de garantie à verser. Ce dernier servira d’apport lors du rachat.

La deuxième étape consiste à fixer la durée du réméré. Elle doit être comprise entre 6 mois et 5 ans. En clair, passé ce délai le débiteur ne pourra plus faire valoir ses droits et ne pourra donc plus acquérir de nouveau son logement. Celui-ci devient définitivement la propriété de l’investisseur. Le délai courant tourne autour d’un an.

La troisième étape consiste à fixer le montant du loyer. Il est généralement évalué à 1 % du montant de la vente à réméré. Pour une vente de 100 000 € le loyer sera d’environ 1 000 € par mois. Cette donnée correspond grosso modo à la mensualité qu’aura le débiteur pour le prêt qui servira au rachat futur. C’est donc aussi un test pour le budget du vendeur à réméré.

La dernière étape consiste à fixer la marge prise par l’investisseur. Celle-ci étant libre, il convient de la négocier directement avec lui.

Une fois tous ces éléments validés, il ne reste plus qu’à signer l’acte de vente à réméré qui marquera la fin des poursuites engagées contre le débiteur.

Rachat

Une fois les dettes épurées, les fichages levés, le débiteur a la possibilité de racheter son bien au prix fixé dans le contrat. A moins d’avoir touché une forte somme d’argent entre temps (héritage par exemple), il devra contracter un nouveau prêt immobilier qui devra tenir compte éventuellement de travaux engagés par l’investisseur. En effet le vendeur qui use du réméré doit aussi rembourser les sommes versées pour des réparations nécessaires et aussi pour celles qui font prendre de la valeur au bien. Il devra impérativement avoir payé tous ses loyers sans retard pour pouvoir racheter son bien et ne pas avoir contracter de nouveaux crédits. Il doit en fait avoir prouvé sa bonne foi.

Si pour une quelconque raison le rachat ne peut pas s’effectuer, l’investisseur devient automatiquement propriétaire des lieux et pourra , par conséquent, demander l’expulsion du débiteur. Le dépot de garantie lui revient aussi de droit.

Exemple de réméré

Scénario

Un couple est propriétaire d’un logement dont la valeur a été estimée par un notaire à 200 000 €. Toutefois, pour une multitude de raisons, ce couple a été amené à contracter des prêts pour une valeur de 100 000 €. L’un des membres vient à subir une baisse de revenu (chômage par exemple) rendant le paiement des mensualités de crédit impossible. La banque du couple, au courant de la situation, n’autorise pas de découvert supplémentaire ni de prêt de trésorerie qui aurait pu permettre de maintenir la situation financière à flot. Les créanciers, après mise en demeure, décident de ficher et demandent le remboursement total du capital restant dû de leurs dettes. Dans l’impossibilité de contacter un autre organisme de prêt (à cause du fichage Banque de France), c’est au tour de la justice d’intervenir pour demander la saisie du bien immobilier et sa vente aux enchères. Il est bien évident que si le processus se poursuit le logement risque d’être bradé.

Vente à réméré

Il existe cependant la solution du réméré. Après avoir vu un spécialiste dans le domaine qui les a conseillé, ce dernier leurs a trouvé un investisseur qui va permettre de sauver leur patrimoine. Celui-ci propose de racheter le bien 140 000 € ( 70 % de sa valeur). 100 000 € serviront au paiement de la dette, 10 000 € au paiement des frais (acte notarié….) et les 30 000 € restant seront versés sur un compte séquestre (dépôt de garantie servant d’apport pour le rachat et la rémunération de l’investisseur). Le couple devra s’acquitter d’un loyer mensuel de 1 400 €, soit 1 % du prix d’achat.

Le premier effet de cette opération est l’arrêt immédiat des procédures en cours (saisie).

Le second est la levée des fichages suite aux remboursements des dettes. Le couple se retrouve alors libéré de toute contrainte, avec une situation financière saine tout en continuant à vivre dans le même lieu. Ils n’ont plus qu’à retrouver un financement pour racheter leur bien dans le délai imparti. Pour une durée de 2 ans, on peut raisonnablement tabler sur un prix de rachat de 155 000 € (140 000 € + 15 000 € de marge prise par l’investisseur).